Actualités marketplace de la semaine: Wish supprimé des moteurs de recherche…

Wish absente des moteurs de recherche, Amazon déclare la guerre aux faux avis, une marketplace pour les déchets industriels, Télégram lance sa place de marché... découvrez toutes les infos que vous avez pu rater lors de cette semaine du 22 au 29 octobre 2022.

Sommaire

Marketplace : BrandOn Group acquiert ASD

Le géant italien des marketplaces BrandOn Group annonce l’acquisition du spécialiste français de la vente automatisée ASD et l’ouverture de deux bureaux en France dans le cadre de son expansion européenne.

BrandOn Group, fondé à Naples en 2012 par l’entrepreneuse Paola Marzario, a racheté la société technologique française ASD (dont sa marketplace asdiscount.com), spécialiste de la vente automatisée en marketplaces. BrandOn Group gère un portefeuille de plus de six millions de références sur plus de 45 marketplaces internationales et collabore avec des partenaires français et internationaux de premier plan comme Carrefour, La Redoute, Veepee, Conforama, AliExpress, Asos, Rakuten et des enseignes mondiales comme Ariston Thermo Group, Mattel, Duracell, Guess, Tom Ford, Adidas, Tod’s Bally Pucci, Gant, Timberland eyewears.

Dans le cadre de cette acquisition, la société ASD restera indépendante et bénéficiera de l’expertise du groupe italien pour s’étendre sur de nouveaux marchés. Les deux bureaux (Gemenos dans les Bouches du Rhône et Maresché dans la Sarthe) vont aider le groupe à s’étendre sur le marché français. La société prévoit de recruter une dizaine de profils répartis entre les développeurs informatiques et opérateurs logistiques dans le cadre de cette acquisition.

Selon les dernières données, les ventes par le biais des marketplaces en 2021 ont augmenté de 25% par rapport à 2020, progressant deux fois plus vite que le commerce en ligne, qui a quant à lui, augmenté de 12%.

Cyrkl invente une marketplace pour booster le recyclage des déchets

Née à Prague en 2019, Cyrkl a développé un «Vinted» du déchet industriel permettant à des entreprises de tous les domaines de vendre ou d’acheter des déchets. Objectif : faciliter leur réutilisation ou leur recyclage. Une marketplace déployée aujourd’hui dans douze pays, et cherche a s’étendre encore davantage partout en Europe.

Pour son modèle économique, Cyrkl a choisi le freemium. Elle offre en effet aux entreprises un accès gratuit à sa marketplace, mais propose en contrepartie des add-on payants. « La première chose que nous mettons à disposition est un profil premium, qui permet aux entreprises de faire appel à nos équipes d’experts pour vérifier le pedigree, les capacités de financement et de crédit des acheteurs. Nous vérifions également le profil de nos clients premium eux-mêmes, ce qui leur permet d’arborer un badge spécifique et d’amener ainsi de la confiance », décrit le directeur de Cyrkl France Alexandre Fernbach. Un service proposé contre un abonnement mensuel de 25 €.

Cyrkl a également développé un système de ventes aux enchères pour des matériaux à forte valeur ajoutée, ou disponibles en gros volumes. « Nous avons, dans ce cas, une action commerciale active : nous allons chercher l’acheteur pour le client », souligne A. Fernbach. Proposé par des brokers traditionnels, récupérant au passage généralement près d’une dizaine de pourcents du montant de la transaction, le service est rendu accessible par Cyrkl contre une commission de 1,5 %. « Nous voulons vraiment chahuter le marché », ajoute le dirigeant. « Toujours dans notre but de libérer les énergies en matière d’économie circulaire, nous voulons mettre le moins de barrières possible».

Telegram lance une marketplace pour mettre aux enchères des pseudos d’utilisateurs rares

Ce 26 octobre 2022, l’application de messagerie Telegram a crée sa marketplace sur la blockchain Telegram Open Network (TON), sur laquelle elle prévoit de mettre aux enchères des pseudos d’utilisateurs rares. Les enchères dureront une semaine et le prix minimum d’un identifiant à quatre caractères sera probablement fixé à 10 000 Toncoin, le jeton natif de la blockchain TON.

Les utilisateurs de Telegram auront également la possibilité de mettre aux enchères leurs propres noms d’utilisateurs. Selon l’annonce, les propriétaires d’un handle particulier auront la possibilité de revendre leur achat sur plusieurs places de marché à leur guise.

Rappelons qu’initialement, lors de la création de TON, Telegram avait pour projet de s’immiscer dans le Web3 en lançant une plateforme de paiements numériques dédiée à sa messagerie, en plus de pouvoir, à terme, héberger des applications décentralisées (dApps) sur sa blockchain.

En 2018, Telegram était parvenue à lever pas moins de 1,7 milliard de dollars lors d’une vente privée de tokens TON. Plus tard, en octobre 2019, la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis poursuivit Telegram en justice, l’accusant de proposer une offre de titres non enregistrés, ce qui est considéré comme un crime.

Ainsi, sous la pression des régulateurs, Telegram a finalement abandonné le projet, lequel a été repris par des développeurs qui ont continué à faire évoluer la blockchain, qui a d’ailleurs été renommée plus tard « The Open Network ». Toutefois, Pavel Durov ayant été contraint d’abandonner le projet, ce dernier est loin de vouloir abandonner la technologie de la blockchain, comme le prouve l’annonce dont nous parlons aujourd’hui.

Signalons que le token TON n’a pas été indifférent à l’annonce, son cours ayant immédiatement grimpé de plus de 12 %.

Le déréférencement de Wish confirmé par le Conseil constitutionnel

L’administration française peut prononcer des mesures de déréférencements à l’encontre de site marchands, confirme le Conseil constitutionnel. Cela n’est ni contraire à la liberté d’expression et de communication, ni contraire à la liberté d’entreprendre, comme vient de l’apprendre à ses dépens la marketplace Wish.

La marketplace américaine Wish, qui vend tout et n’importe quoi à bas prix, est la première à voir son site web et son application mobile déréférencés des moteurs de recherche et des boutiques d’applications. En effet, le Conseil constitutionnel a jugé vendredi 21 octobre 2022 conformes à la Constitution les dispositions permettant à l’administration de déréférencer des sites dont les contenus présentent un caractère manifestement illicite.

L’affaire remonte a quelques mois, suite à une enquête, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a estimé qu’un très grand nombre de produits vendus sur Wish étaient dangereux et non conformes aux normes européennes ( 95% des jouets sont non conformes et 45% dangereux ; 95% des appareils électriques sont non conformes et 90% dangereux ; 62% des bijoux fantaisie sont dangereux). Ainsi, en décembre 2020, la DGCCRF a pris des mesures allant jusqu’à la demande de déréférencement, auprès des opérateurs de plateformes en ligne, d’un site dont les pratiques sont jugées frauduleuses. Cette mesure a été pour la première fois prononcée à l’encontre de Wish fin 2021. Mais le site demeure accessible en France : il suffit de taper son adresse en toutes lettres.

Malgré le recours déposé par Wish, cette dernière s’est vu déboutée. En effet, pour le Conseil constitutionnel, cette disposition législative vise à protéger les consommateurs et assurer la loyauté des transactions commerciales en ligne. Signalons que la mesure de déréférencement ne s’applique qu’à des sites internet ou à des applications exploitées à des fins commerciales. Elle est prononcée lorsqu’ont été constatées des infractions punies d’une peine d’au moins deux ans d’emprisonnement. Et sont seulement concerné les « adresses électroniques des interfaces en ligne dont les contenus présentent un caractère manifestement illicite ».

Rappelons que Wish n’est pas dans le Top 20 des sites e-commerce les plus visités par les français au deuxième trimestre 2022, selon le dernier baromètre de la Fevad (la fédération e-commerce et vente à distance). Il est probable que cela reste le cas tant que le site américain est déréférencé.

Amazon déclare la guerre aux faux avis de consommateurs

Amazon a déposé plainte au pénal en Italie contre un courtier organisant la publication d’avis trompeurs sur son site. Il annonce aussi plus d’une dizaine d’actions en justice en Espagne et aux Etats-Unis. L’entreprise de Seattle indique que ce courtier a bâti un large réseau d’individus payés (remboursés de leurs achats sur la plateforme) pour poster des avis « 5 étoiles » sur les produits qu’ils achètent. « La décision de porter plainte au pénal dans cette affaire souligne la détermination de l’entreprise à barrer la route aux individus malveillants qui tirent profit du fait de tromper les consommateurs et les vendeurs », insiste Amazon, qui ajoute que les personnes impliquées risquent des amendes, mais aussi la prison. Amazon annonce également une première plainte au civil en Espagne, là encore contre un courtier de faux avis, nommé Agencia Reviews, qui procèderait de la même manière.

En juillet dernier, le géant de l’e-commerce avait déjà entamé une procédure contre les administrateurs de 10 000 groupes Facebook organisant la publication de faux avis sur son site. « Amazon ne lâchera rien », lance dans son communiqué d’aujourd’hui Dharmesh Mehta, le vice-président Selling Partner Services d’Amazon. « Il n’y a pas de place pour les faux avis, ni sur Amazon, ni nulle part ailleurs dans le secteur. Amazon continuera à consacrer des ressources significatives au combat contre les faux avis et pour assurer que les clients puissent acheter en toute confiance. »

Une déclaration qui sonne à la fois comme un avertissement envoyé aux manipulateurs d’avis, et comme un moyen de rassurer les régulateurs. En effet, une enquête menée par la Commission européenne a montré que plus de la moitié des sites qu’elle avait contrôlés ne faisaient pas « suffisamment d’efforts pour garantir que les avis soient authentiques », ne fermant pas la porte à des procédures pour corriger cette situation. Et en juin 2021, l’autorité de la concurrence britannique a ouvert une enquête visant Amazon et Google pour déterminer si les deux géants luttaient suffisamment contre les faux commentaires.

Le fait qu’Amazon insiste sur les « ressources significatives » mobilisées pour enquêter et intenter des poursuites peut être vu comme une réponse du berger à la bergère. Amazon précise qu’elle emploie une « équipe internationale dédiée d’experts, enquêteurs, avocats, analystes et autres spécialistes pour traquer les revendeurs de faux avis, rassembler des preuves sur leur mode opératoire, et engager des poursuites à leur encontre ». L’entreprise ajoute qu’elle travaille « en coopération avec les pouvoirs publics et les régulateurs », et qu’elle développe des moyens de contrôle s’appuyant sur le machine learning.

Ce sera pour l’actualités de cette semaine. Nous vous rappelons que si vous envisagez la création d’une marketplace, Medialem est une agence web spécialisée en place de marché. Contactez-nous pour obtenir un devis gratuit.

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