Les marketplaces : La digitalisation des commerces locaux de proximité

En 2019, 49 % des Européens considéraient que consommer local permettrait de soutenir l’économie. En France, ce chiffre s’élève à 68 % d’après une étude d’IPSOS pour E.Leclerc sur les nouvelles consommations, réalisée en avril 2020. Un changement de consommation sociétal a lieu ! La slow consommation (locale, éthique …) prend la place de la fast consommation, basé sur un modèle industriel.

Vous vous en doutez, la situation sanitaire et les confinements à répétition ont grandement contribué à augmenter ce pourcentage. Tous les commerces locaux se sont retrouvés dans la même situation et face à la même question : comment vendre leurs produits en situation de confinement si leur entreprise ne peut pas accueillir de clients ? Réponse : la digitalisation.

La crise sanitaire, un accélérateur de la digitalisation et de la slow consommation

L’augmentation de la consommation locale ne date pas du confinement. Cette tendance était déjà présente, entre les problèmes d’acheminement de certaines marchandises, les délais de livraison trop longs et la prise de conscience plus importante des problèmes écologiques de ces dernières années. La société veut consommer éthique, responsable et local en circuit-court.

D’abord plutôt orienté sur l’alimentaire, le souhait de consommer local sur d’autres produits est apparu ensuite pour soutenir économiquement les commerces de proximité.

Le confinement a été le déclencheur de la digitalisation pour beaucoup de commerces locaux. Beaucoup de commerçants avaient déjà un site vitrine, mais pas de solution e-commerce. Dans ce cas, le modèle de la marketplace qui permet de centraliser une grande quantité de produits est tout particulièrement adapté, car il permet une meilleure visibilité, que ce soit pour les petits ou les grands commerçants.

La digitalisation des commerces de proximité

D’après la Confédération des Commerçants de France, le territoire compte 600.000 commerces alimentaires et non alimentaires indépendants, la plupart de proximité. Il existe donc une grande opportunité pour la création de marketplace locale.

Plusieurs modèles de marketplaces locales sont déjà présents sur le marché. On peut citer Cocote, lancée en 2017 d’abord en tant que comparateur de prix de produits locaux, pour devenir en 2020 une place de marché engagé écoresponsable de produits made in France à catégories très variées. Les consommateurs ont la possibilité de faire leurs courses chez plusieurs marchands en même temps, avec la possibilité d’opter pour une livraison collaborative qui met en contact différents utilisateurs qui conviendront des modalités de livraisons contre une rémunération. Cela peut-être entre deux acheteurs ou entre un acheteur et son vendeur.

Dans le même fonctionnement, vous avez mon petit e-commerce, créé en 2018 pour les commerces locaux alimentaires et élargi au commerce non alimentaire durant le confinement. Confinement qui leur a permis de mettre en place une collaboration avec l’agglomération Val d’Europe qui a donné naissance à mon petit commerce Val d’Europe.

Une alternative gratuite et bénévole a également été lancée en mars 2020. Fondée par Arnaud Lemercier, la plateforme de mise en relation Faire mes courses a réussi en quelques mois à attirer pas moins de 12 270 marchands et à toucher 23 528 villes.

On peut donc dire que l’intérêt et la viabilité d’un modèle marketplace pour les commerces de proximité n’est plus à prouver. Plusieurs autres projets dans le même sens ont vu le jour ces dernières années comme Epicery qui compte Monoprix parmi ses actionnaires, Ma ville mon shopping qui est une filiale de La Poste ou encore Pour de bon, Ollca, Boutigo, Locavor, et le petit dernier l’application mobile The-ring.io.

À eux tous, ils ne représentent même pas 1 % des commerces locaux en France. Cela montre que tout est à faire sur ce marché et qu’une réelle opportunité de pénétration est présente.

La place de marché, la solution de digitalisation des commerces de proximité pour les villes

En plus des marketplaces généralistes, les villes commencent à s’emparer de cette solution digitale pour promouvoir leurs commerces locaux. Le confinement a grandement joué sur la démocratisation de l’e-commerce via des places de marché offrant aux villes la possibilité de donner plus de visibilité à l’ensemble de leurs commerces.

C’est le cas par exemple de la ville d’Alès qui, compte tenu de la crise du Covid 19 a lancé la place de marché Ales of Course en avril 2020. Elle comptabilise 156 commerçants, propose la vente de produits physiques mais aussi de services et propose du click & collect, la livraison à domicile ou en points relais. La plateforme offre également des bons d’achats solidaires permettant au consommateur de soutenir les commerces de leurs villes. Une fonctionnalité complètement en accord avec la tendance actuelle qui est de consommer local pour favoriser l’économie locale.

Les villes de Roanne et Montélimar ont aussi mis en place leurs plateformes qui sont respectivement Achetez en Roannais et Hello Montelo. La particularité de Hello Montelo est qu’il effectue les livraisons en vélo quand les commandes sont pour la ville de Montélimar et s’inscrit donc dans la consommation responsable jusqu’au bout du processus.

Les marketplaces de proximité détiennent un gros potentiel de développement

Cela peut être contre-intuitif lorsqu’on associe marketplace locale et expansion européenne, mais cela est possible. La ruche qui dit oui en est un bon exemple. Créée en 2011 par Guillaume Chéron, cette marketplace se veut locale, équitable et favorise le circuit court. Au début implantée sur Toulouse, elle est aujourd’hui présente au niveau européen (France,  Belgique, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Italie, Pays-bas, Suisse, Danemark… ) avec près de 10 000 producteurs inscrits et 1500 points click and collect. Basée sur un modèle économique de commission, la plateforme s’accorde 20% sur chaque commande réalisée.

Cette expansion au niveau européen, montre clairement le potentiel de développement de ces marketplaces locales.

Conclusion

Beaucoup de choses sont à faire dans le secteur des commerces de proximité, le potentiel de pénétration du marché est très élevé. Les plateformes les plus présentes aujourd’hui sont en B2C, mais le B2B est également à exploiter. Le secteur n’en est qu’au début de sa digitalisation et comme vous pouvez le voir le modèle e-commerce marketplace répond aux contraintes de ces commerces en offrant un nouveau canal de distribution mais aussi car elle est en accord avec les nouvelles habitudes de consommation éco-friendly.

A vous maintenant de ne pas rater le coche et de vous lancer dans la création de votre marketplace locale de proximité.

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