Actualités marketplace: Amazon doit payer 3,3 millions d’euros d’amende

Amazon épinglé par la DGCCRF, Shein et Kwely lancent leurs propres place de marché, Vinted se développe en France...Découvrez toutes les infos que vous avez pu rater lors de cette semaine du 17 décembre 2022.

Sommaire

Vinted envisage 2000 nouveaux points de dépot en Frace en 2023

La célèbre marketplace Vinted, plateforme de vente en ligne de vêtements d’occasion, envisage d’installer 2 000 points de dépôts en France d’ici la fin de l’année 2023. Rappelons qu’aujourd’hui, l’entreprise en possède environ 200, tous en région parisienne. Par ailleurs, ces derniers ont été installés au mois de juin 2022, dans le cadre de partenariats avec les enseignes Carrefour et Franprix. 

À travers ces 2000 nouveaux points de vente, Vinted souhaite s’implanter à Lille, Marseille et Lyon. Vinted n’a pas communiqué plus d’éléments pour l’instant sur ce projet. Actuellement, l’entreprise fondée en Lituanie en 2008 a plus de 200 000 points de dépôts à travers l’Europe et prend en charge des millions de colis par an. 

Shein lance sa propre marketplace

Shein, une entreprise spécialisée dans le textile, qui fait aujourd’hui partie des plus grands détaillants de mode en ligne au monde, envisage d’aller au-delà de son activité traditionnelle de vente de vêtements pour devenir une véritable marketplace. L’entreprise veut déployer une plateforme qui permettra à d’autres marques de vendre en ligne. La création d’une marketplace placerait Shein en concurrence directe avec les géants du web comme Alibaba et Amazon.

Cette stratégie est motivée par le contexte économique actuel. En effet, les détaillants du monde entier voient leur croissance ralentir en raison de l’incertitude globale. Les dépenses faiblissent sur de nombreux marchés. Selon le Wall Street Journal, l’entreprise fondée en Chine en 2012 a également commencé à diversifier sa chaîne d’approvisionnement en dehors de la Chine. Shein a ouvert des usines en Turquie au milieu de l’été 2022, et loue désormais des entrepôts en Pologne pour stocker des marchandises et les expédier à ses clients en Europe occidentale.

La DGCCRF épingle Amazon

La filiale française du géant américain n’a pas respecté les délais de conformité de ses contrats avec les commerçants tiers sur sa plateforme.

La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a réclamé à Amazon une somme de 3,3 millions d’euros. Le géant de l’e-commerce est condamné pour des clauses abusives dans ses contrats avec les commerçants tiers sur sa plateforme française.

Dans son communiqué, l’autorité française rappelle qu’elle avait ordonné en décembre 2021 à l’entreprise de « modifier au plus vite, et au plus tard avant le 22 mars 2022, certaines clauses dans ses conditions contractuelles applicables aux vendeurs tiers présents sur sa plateforme Amazon.fr ».

La DGCCRF reproche à l’entreprise de Jeff Bezos un déséquilibre significatif à son profit. Deux dispositions ont été dénoncées particulièrement : la possibilité pour Amazon de modifier ou de résilier un contrat sans préavis, et l’interdiction pour les commerçants de prospecter auprès des acheteurs touchés sur la plateforme en ligne.

Afin qu’Amazon rectifie ses clauses au plus vite, l’autorité avait annoncé une pénalité de 90 000 euros par jour de retard à compter du 22 mars jusqu’au 28 avril. Cette pénalité n’ayant pas été respectée, le cumul de la somme réclamée est donc de 3,3 millions d’euros. La DGCCRF souligne tout de même plusieurs points d’amélioration.

Ce mardi 6 décembre, un porte-parole de la filiale française d’Amazon avait pourtant assuré, dans les Echos, que la DGCCRF avait « reconnu » que les changements apportés en avril étaient conformes. Il en avait profité pour souligner que l’entreprise était en total désaccord avec les conclusions de la Répression des fraudes, « Nous restons déterminés à offrir la meilleure expérience à nos clients et vendeurs partenaires ».

Amazon n’en est pas à sa première condamnation en France. La Répression des fraudes française fait également un rappel de la censure de l’entreprise par le tribunal de commerce de Paris. En 2019, le palais de justice avait infligé une amende de 4 millions d’euros à Amazon France. Il avait estimé « différentes clauses déséquilibrées dans le contrat qu’Amazon imposait aux entreprises » utilisant son site web français.

Kwely lance une marketplace made in Africa

Kwely, la start-up basée au Sénégal, a annoncé le lancement de sa boutique en ligne B2B pour offrir aux producteurs et fabricants africains une fenêtre mondiale pour vendre leurs produits à grande échelle. Les acheteurs internationaux peuvent désormais s’approvisionner en produits de haute qualité, uniques et fabriqués localement à travers le continent. En commençant par des produits fabriqués au Sénégal allant de l’alimentation, du bien-être, des cheveux et de la peau, la plateforme propose des produits qui ont été fabriqués, testés et emballés selon des normes internationales telles que les exigences d’emballage de la Food & Drug Administration (FDA) des États-Unis.

Kwely cherche à redéfinir le positionnement et l’image des produits fabriqués en Afrique, à accroître leur compétitivité sur les marchés internationaux et à faire découvrir aux acheteurs et aux consommateurs du monde entier la vaste gamme d’ingrédients naturels et sains que l’Afrique a à offrir. Il ouvre également l’accès aux marchés mondiaux et fournit des solutions d’emballage pour créer des conditions de concurrence équitables pour les petits producteurs qui s’aventurent dans le commerce international.

La première version de la plateforme est disponible en anglais et intégrera bientôt un support multilingue ainsi qu’une calculatrice d’estimation des frais d’expédition et des options de paiement intégrées accessibles par les utilisateurs.

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