Le problème de l’oeuf et la poule sur les marketplaces ou qui attirer en premier ?

Le problème de l’oeuf et la poule sur les marketplaces ou qui attirer en premier ?

Toutes les marketplaces ou plateformes de mise en relation ont souvent des difficultés à acquérir des utilisateurs et sont généralement confrontées au problème de l’oeuf et de la poule : faut-il d’abord attirer des acheteurs ou des vendeurs ou de manière générale des demandeurs ou des offreurs ? Le problème est qu’une marketplace doit avoir à la fois des clients et des fournisseurs de biens ou de services, mais l’un ne va pas sans l’autre. Comment sortir de ce cercle vicieux ?

Attention à bien identifier l’offre et la demande d’un point de vue marketplace. En effet, sur certaines plateformes de mise en relation les utilisateurs qui demandent un service sont ceux qui créent l’offre de la marketplace. C’est le cas par exemple des sites de demande de devis où des utilisateurs postent leurs besoins pour recevoir des propositions de devis. Ici les besoins postés constituent l’offre de la marketplace et les prestataires sont les demandeurs.

Dans cet article, nous allons examiner plusieurs options pour lancer une marketplace: faire passer les vendeurs en premier, faire passer les acheteurs en premier, attirer les deux parties simultanément ou agir soi-même en tant qu’offreur.

1) Faire passer les vendeurs en premier

Faire venir les vendeurs sur votre plateforme en premier semble être le choix le plus sûr. Cela a été le choix par exemple de Airbnb qui a concentré les premières années la majorité de son budget marketing sur le recrutement des propriétaires.
Vous pouvez faire la publicité de votre marketplace auprès des vendeurs en leur promettant un afflux futur de clients une fois qu’une base de vendeurs est établie. Il n’est pas nécessaire de payer les vendeurs dès le départ avant qu’ils ne reçoivent des commandes réelles, mais cela peut être utile si vous disposez des ressources nécessaires – cela pourrait augmenter vos chances d’obtenir vos premiers vendeurs essentiels.

Il est pratique d’avoir beaucoup de vendeurs dès le début car si des acheteurs arrivent sur une marketplace “vide” il la quitteront aussitôt avec une première mauvaise impression. Contrairement aux acheteurs, qui veulent des biens et des services immédiatement, les vendeurs peuvent attendre et ne perdront rien en cas d’accalmie temporaire (à part éventuellement un peu de temps pour créer leur compte et ajouter leurs produits…). Cela bien sûr dans le cas où vous êtes sur un business model de marketplace où le vendeur ne paye qu’au résultat (business model à la commission par exemple).

Mais comment faire pour que les vendeurs entrent sur une marketplace qui n’a pas de consommateurs ? Passons en revue les stratégies les plus efficaces.

Fournir une incitation économique

C’est assez risqué, mais si vous êtes convaincu qu’il existe un marché substantiel non exploité et que vous pouvez attirer des demandeurs une fois que vous aurez suffisamment d’offreurs – et si vous avez les ressources financières – alors c’est une voie possible à suivre.

Par exemple, lorsque l’Uber a lancé ses activités, il a recherché des chauffeurs et leur a promis un salaire minimum fixe même s’ils ne transportaient pas de passagers. Les chauffeurs pouvaient s’inscrire et continuer à travailler à leur poste habituel en attendant que le service vienne les chercher et recevoir leur petit, mais néanmoins précieux, chèque de paie. Cette stratégie a fonctionné pour Uber, qui est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises de transport au monde.

Miser sur la valeur intrinsèque

Une façon de faire fonctionner efficacement sa marketplace est de construire un produit qui n’a pas besoin à la fois d’offreurs et de demandeur pour offrir de la valeur. En d’autres termes, déterminez une certaine valeur que votre produit peut offrir à l’un des acteurs de la marketplace de manière indépendante, que l’autre partie soit ou non impliquée.
On peut par exemple mettre en place des outils que les vendeurs vont utiliser pour la gestion de leur affaire. On peut par exemples mettre à disposition des vendeurs des données, des conseils ou des outils comme des CRM pour les aider à gérer leur business. Ces “plus” sur la marketplace seront d’autant plus efficace s’ils sont fournis gratuitement.

2) Attirer les acheteurs en premier

Selon le type de marketplace que vous créez, il est parfois plus judicieux de constituer une base d’acheteurs, puis de passer à la recherche de vendeurs.

Examinons d’abord deux moyens sûrs de trouver des acheteurs et voyons dans quels cas vous devez commencer par constituer votre clientèle.

La valeur intrinsèque

Nous avons déjà expliqué comment la stratégie de la valeur intrinsèque peut vous aider à attirer les vendeurs en premier sur votre marketplace, mais cette stratégie fonctionne en fait dans les deux sens et peut être tout aussi efficace pour attirer les acheteurs en premier en leur offrant par exemple des outils qui répondent à certains besoins dans leurs recherches. Prenez le cas du site de vente de sneakers The Sole House qui propose un argus des prix des sneakers. Les acheteurs potentiels de sneakers peuvent utiliser ce service indépendamment de la présence ou non des vendeurs. Cela attire des acheteurs donc des vendeurs.

Inciter les clients potentiels.

De la même manière que vous offrez une incitation économique à vos vendeurs, vous pouvez offrir aux acheteurs une certaine somme d’argent pour une inscription anticipée. Bien entendu, cela ne signifie pas que vous devez simplement donner de l’argent contre les emails des gens. Par exemple, vous pouvez offrir une réduction sur la première commande ou offrir une réduction sur le premier achat pour un montant minimum. Dans le cas d’un business model à la commission si vous connaissez le panier moyen de vos acheteurs, vous pouvez optimiser vos réductions pour ne rien perdre tout en maximisant ce que vous pouvez donner.

3) Attirer les deux parties simultanément

L’idéal, lors du lancement d’une marketplace, consiste à faire en sorte que les vendeurs et les acheteurs s’inscrivent en même temps à votre service. Rien ne semble plus parfait que d’avoir des vendeurs prêts à vendre et des acheteurs qui attendent de passer des commandes. Examinons deux approches qui peuvent vous aider à attirer simultanément les deux parties.

Inciter les vendeurs à faire venir des acheteurs et inversement

Dans ce scénario, l’une des parties s’occupe d’établir la base d’acheteurs ou de vendeurs pour vous. Vous pouvez y parvenir en développant une marketplace qui a absolument besoin que les deux parties travaillent, auquel cas personne ne peut rien faire sans sa partie complémentaire. Cette approche est efficace dans le cas où vous avez des points d’influence qui feront que les acheteurs ou les vendeurs s’impliqueront activement sur la marketplace. C’est aussi le cas lorsque les vendeurs ont déjà des clients qu’ils peuvent amener sur la plateforme ou que les acheteurs ont des fournisseurs qui les suivront où qu’ils aillent à condition d’initier la venue d’un des côtés et donc on revient en quelque sorte aux points précédents (ce n’est pas pour rien qu’on assimile cette problématique à un problème d’oeuf et de la poule).

Cibler les acheteurs et les vendeurs d’une même communauté

Lorsque des demandeurs et des offreurs ont les mêmes intérêts et fournissent des biens et des services similaires, ils peuvent alors jouer les rôles tantôt d’acheteur et tantôt de vendeur sur la marketplace.
C’est le cas d’une marketplace comme Etsy, une marketplace de e-commerce pour les produits vintage et les produits faits à la main. Le public cible d’Etsy est constitué de personnes intéressées par l’artisanat : elles fabriquent elles-mêmes des produits uniques et aiment aussi acheter des objets faits à la main.
Il est donc logique de soutenir ses collègues artisans en achetant leurs produits et en leur proposant les vôtres. C’est exactement l’idée d’être des participants dans la même communauté. Les acheteurs et les vendeurs peuvent jouer les deux rôles chacun leur tour et, par conséquent, maintenir votre marketplace en vie.

4) Agir vous-même en tant que vendeur

Vous pouvez vous-même jouer le rôle de vendeur lors du lancement d’une marketplace. Ou mieux encore, vous pouvez lancer une marketplace avec pour seul objectif de vendre vos propres produits ou services et ensuite attirer des vendeurs similaires si votre lancement est réussi. Dans ce dernier scénario, l’objectif est d’attirer un trafic suffisant d’acheteurs pour inciter les autres vendeurs à vous rejoindre. Dans le cas d’une marketplace de service vous pourriez vous même répondre aux besoins des utilisateurs dans un premier temps en proposant vos services. Et pourquoi pas « faker » plusieurs prestataires pour commencer…
Comme vous pouvez le voir, la meilleure manière de démarrer une marketplace dépend de plusieurs facteurs dont le type de marketplace que vous construisez. Analysez attentivement les types de biens ou de services que votre business fournira. Une fois que vous aurez déterminé cela, nous pouvons vous aider à réaliser votre vision et à donner vie à votre marketplace.
Voici une vidéo intéressante pour continuer sur ce sujet où Gilles Barbier de The Family nous parle de type de marketplace supply-driven, demand-driven ou double sided selon que le côté le plus facile à recruter soit le côté offreur, demandeur ou les deux à la fois https://youtu.be/58b-kauocf0?t=962. Identifier quel est le côté le plus difficile à atteindre conditionnera vos différentes actions marketings.

Quel business model pour sa marketplace ?

Quel business model pour sa marketplace ?

Depuis une dizaine d’années les plateformes de mise en relation (ou marketplace) connaissent un essor fulgurant. De nombreuses startups lancent des marketplaces en visant des marchés de niche.
Si vous aussi vous souhaitez créer une marketplace, vous allez devoir définir un business model adapté à votre projet. La question de ce choix peut se poser également dans le cas où votre marketplace est déjà lancée et opérationnelle. Dans cet article nous allons présenter différents types de business models adaptés aux marketplaces.

La commission

Le système des commissions est sans doute le plus utilisé sur les plateformes de mise en relation. Il est le plus naturel lorsqu’on met en relation deux parties quel que soit le type de transaction (achat, location, prestation de service…). La commission peut représenter un pourcentage du montant de la transaction entre les deux parties ou bien un montant fixe.
Parmi les marketplaces les plus connues qui appliquent des commissions, on peut citer Amazon, Etsy, Airbnb…
Le montant de la commission peut être prélevé chez l’acheteur, le vendeur ou les deux. Par exemple Just Eat a décidé de rendre l’utilisation de son site gratuite pour les acheteurs mais payante pour les vendeurs.
On peut prendre une commission à la concrétisation de la transaction (cas des marketplaces ecommerce ou sur le principe d’apporteur d’affaires) mais il est aussi possible de prendre une commission uniquement lors de la mise en relation que celle-ci aboutisse ou non à une transaction effective entre les parties (on parle ici plutôt de lead fee décrit plus bas).
Si vous optez pour ce modèle, vous devez être capable d’ ajuster les commissions de votre marketplace selon plusieurs critères notamment par rapport aux marges des vendeurs car selon les types de produit, le vendeur n’aura pas une marge suffisamment intéressante pour travailler sur votre marketplace. Une commission trop élevée et les vendeurs iront voir la concurrence, une commission trop basse et vous risquez de ne pas être rentable.

L’abonnement

Il peut être difficile de trouver la commission idéale à appliquer. Une commission optimale qui attire et fidélise les vendeurs et qui assure des bons revenus. L’abonnement peut s’ajouter à la commission ou bien d’ailleurs suffire comme business model. Plusieurs types d’abonnements avec des tarifs variés sont possibles en faisant varier les fonctionnalités disponibles pour chacun d’entre eux par exemple.
Ce système est destiné aux acheteurs ou aux vendeurs. Même s’il paraît plus intuitif de faire payer les vendeurs, certaines marketplaces ont préféré faire payer l’acheteur. Et cette méthode peut s’avérer efficace à l’image de l’américain Costco qui choisit de faire payer l’entrée à ses magasins aux acheteurs mais diminue en échange ses marges ce qui présente un intérêt pour un consommateur fidèle. On peut aussi citer des marketplaces en ligne comme Amazon avec son abonnement Prime qui offre divers avantages comme une livraison accélérée ou un accès prioritaire aux ventes flash.
L’avantage de l’abonnement est qu’il vous permettra d’avoir des revenus réguliers mais s’il concerne les vendeurs, vous devrez les convaincre de rester sur votre plateforme en leur apportant une nouvelle clientèle régulièrement.

Le listing fee

Il est possible de faire payer les vendeurs au moment où ils créent une annonce. C’est ce qu’on appelle le listing fee. Les critères pour établir ces frais sont principalement le prix des articles, la durée de la mise en vente et éventuellement la mise en avant.
C’est le cas du site Leboncoin qui a un service gratuit pour les acheteurs mais qui fait payer des frais d’insertion auprès des professionnels et leur permet de rendre leurs annonces plus visibles.
Cette méthode peut s’avérer intéressante pour les vendeurs car elle leur permet de payer une seule fois lors de la mise en ligne et de ne pas avoir par la suite de frais supplémentaires.
Contrairement à l’abonnement vous n’aurez pas de revenus récurrents avec le listing fee. Pour obtenir un marché rentable vous devrez jouer sur le volume de produits et de services. Pour assurer une rétention des vendeurs il faudra leur assurer un bon taux de conversion moyen sur leurs produits/annonces.

Le lead fee

Ce modèle est plutôt utilisé en BtoB ou BtoC. Le principe est qu’un professionnel paie le service mais uniquement lorsqu’une relation avec un prospect est établie. Vous devrez dans un premier temps vous concentrer sur la création d’un réseau de professionnel. Ceux-ci paieront de façon proportionnelle au nombre de prospects mis en relation.
Une fois que vous aurez obtenu un nombre suffisant de professionnel pouvant couvrir les besoins des prospects, il s’agira alors d’axer tous vos efforts sur le recrutement de ces derniers pour que cette stratégie soit viable (pas de prospect pas de mise en contact donc pas de revenu). Il serait d’ailleurs faux de croire qu’il est facile d’attirer ces prospects sur votre marketplace sous prétexte que le service est gratuit pour eux.
Comme énoncé précédemment, on peut faire payer le professionnel uniquement si la mise en relation aboutit à une conversion du prospect en un client effectif. On peut d’ailleurs mixer les deux modèles (coût à la mise en relation et coût si conversion). Cela peut être un coût fixe ou bien un montant qui dépend (proportionnel ou par palier) du chiffre d’affaire réalisé.
Si vous faites payez un coût pour l’acquisition il faudra assurer un bon taux de conversion à vos professionnels. Si vous faites payer un coût à la conversion assurez vous que le montant soit raisonnable par rapport au chiffre d’affaire généré.
On peut citer la plateforme Winbids qui met en relation des entreprises avec des consultants de cabinet de conseil en innovation. Ce sont ces derniers qui vont payer la mise en relation. C’est aussi le mode de fonctionnement de la marketplace Companeo qui cherche à faciliter aux entrepreneurs leur recherche de bon fournisseur adapté à leurs besoins.

La publicité

Le modèle de revenu basé sur la publicité permet une mise en relation entre des offreurs et des demandeurs gratuite. La rémunération viendra de la publicité qui dépendra de l’audience du site. La difficulté ici réside donc dans le fait d’avoir une marketplace avec une forte audience. Néanmoins, de par sa gratuité, ce modèle favorise justement l’acquisition des utilisateurs des deux côtés de la plateforme (offre et demande).
L’objectif est de créer un cercle vertueux entre le trafic du site et les revenus des annonceurs : plus il y a de trafic plus les annonceurs sont prêts à payer cher leur publicité.
La publicité ne se présente d’ailleurs pas forcément sous forme de bandeau classique mais peut être plus subtile et apparaître à différents moment du parcours utilisateur (recherche, checkout, confirmation de paiement, newsletter…). Des mises en avant pour promouvoir les annonces des utilisateurs peuvent aussi s’inscrire dans ce modèle car on peut les assimiler à une forme de publicité.

Le modèle Freemium

Le principe du freemium est de donner accès au client à votre marketplace mais d’en limiter l’usage avec un accès limité aux fonctionnalités. Cette limitation peut se faire dans le nombre de feature que vous rendez accessible gratuitement ou bien dans la quantité d’utilisation d’une feature donnée (limiter le nombre d’annonce gratuite ou le nombre d’image dans un produit, restriction sur les catégories accessibles…).
On a toujours en face d’un compte freemium un compte payant premium qui n’a pas de restriction sur les features de la plateforme. Le but ici est donc de capter l’intérêt de l’utilisateur pour l’inciter par la suite à basculer vers le service payant avec des features plus complètes. Il faut donc le convaincre qu’il y gagne beaucoup à basculer vers le service premium.
Certaines plateformes se rémunérant avec de la publicité, utilisent le modèle freemium pour vous proposer une utilisation payante sans publicité. C’est le cas de Spotify ou encore Youtube. En choisissant la version gratuite les consommateurs pourront écouter de la musique ou regarder une vidéo mais pourront être coupés par des publicités entre chaque morceau ou au milieu d’une vidéo. Le seul moyen pour supprimer les publicités est de choisir la version payante. Il s’agit bien souvent d’un abonnement plutôt qu’un paiement fixe.

Le modèle Free Trial

Ce modèle s’applique surtout pour des plateformes SAAS mais il est applicable dans une certaine mesure aux marketplaces. Il consiste à donner un accès gratuit à l’utilisateur sur des fonctionnalités de manière complète mais limitée dans le temps. Après une période d’essai, ce dernier doit payer s’il veut continuer à utiliser ces fonctionnalités.
Si il est compliqué de convertir un utilisateur sur votre offre payante, il vaudra mieux ne pas appliquer de période d’essai sur l’utilisation basique de la marketplace (création d’annonce, recherche…) mais plutôt sur un des fonctionnalités “bonus” non indispensables. Si vous optez pour ce business model il faudra donc certainement le mixer avec d’autres sources de revenus. Bien sûr, si vous êtes sûr que l’utilisateur ne pourra plus se passer de votre plateforme à payer vous pouvez étendre le free trial à plus de feature voire à l’utilisation basique du site. Vous créez ainsi en quelque sorte une marketplace VIP avec un accès restreint.

Conclusion

Nous avons fait le tour de la plupart des business modèles possibles pour une marketplace. Si vous avez de l’imagination vous pourrez certainement trouver d’autres sources de revenu (un site internet peut vendre d’autres “choses” comme des données, des backlinks…) mais le plus important c’est de ne pas se fixer sur un business model. Vous pouvez non seulement mixer plusieurs business models différents mais vous pouvez aussi tester plusieurs configurations jusqu’à trouver ce qui optimise vos profits.
Pour trouver le meilleur business model, il ne faut pas se contenter de regarder le chiffre d’affaire et le bénéfice par transaction mais il faut chercher le business model qui va générer le plus de profit en optimisant à la fois vos marges et le nombre de transaction. Par exemple si vous avez des commissions ou un abonnement élevés vous gagnez plus par utilisateur/transaction mais vous pourriez peut être générer plus de transaction ou obtenir plus d’utilisateurs si vos montant étaient plus bas donc potentiellement plus de profit au final. L’exemple typique est Amazon qui n’a pas de marge élevée mais qui dégage du profit grâce au volume généré.
Toute la difficulté réside donc dans la recherche du bon équilibre entre le volume de transaction ou d’utilisateur payant et la marge bénéficiaire. Dans le cas où on utilise le revenu par la publicité, on cherchera aussi à trouver le bon équilibre entre la quantité des publicités et le trafic du site (trop de pub peut faire fuir les utilisateurs).

Créer une marketplace de services

Créer une marketplace de services

Fiverr, Uber ou AirBnB, vous devez avoir entendu parler de ces grands noms si vous êtes intéressé par les possibilités de croissance dans l’ économie à la demande. Ces fournisseurs de services ont réussi à mettre en place des marketplaces qui relient les acheteurs qui ont besoin d’un service avec les vendeurs qui le proposent.
Fiverr génère près d’un million de transactions par mois. Uber, AirBnB sont évalués à des dizaines de milliards de dollars. Il n’est pas difficile d’imaginer l’ampleur des opportunités dans le secteur du marché des services.

Comment se lancer ?

Pour créer une marketplace de servicesqui relie avec succès les vendeurs et les acheteurs, une stratégie efficace consiste à trouver un marché de niche pour se développer et devenir le grand acteur de cette niche.

Savez-vous comment les marketplaces de services à succès ont commencé ? Etsy a d’abord été lancée comme une communauté d’artisans, mais elle est aujourd’hui devenue la plus grande place de marché artisanale. Fiverr a commencé avec une option simple pour ses utilisateurs : offrir un service pour 5 $ et voir combien de personnes sont prêtes à payer pour ce service. Aujourd’hui, Fiverr est la plus grande marketplace de services d’indépendants.

Commencez par là ! Vous pouvez développer une marketplace de services “verticale” avec des travailleurs qui fournissent un type spécifique de tâches/services. Par exemple : une marketplace dédiée aux petites tâches d’entretien ménager, ou aux mécaniciens automobiles, ou encore une marketplace dédiée aux tâches de marketing, etc.

Vous pouvez également créer une marketplace de services “horizontale” en fournissant un large éventail de tâches/services génériques mais en partant d’une région locale et en s’y développant.

Après avoir effectué des recherches approfondies pour trouver les idées de base de votre marketplace, telles que votre niche principale et vos vendeurs et acheteurs cibles, il est temps de relier les deux côtés de la marketplace.

Pour lancer une marketplace de services, quelles sont les principaux éléments dont vous devez tenir compte ?

Il y a trois problèmes principaux que vous devez résoudre lorsque vous créez une place de marché :

  1. Le problème de l’oeuf et de la poule : si les acheteurs viennent sur votre site mais trouvent peu de vendeurs offrant des services, tôt ou tard les acheteurs partiront. D’autre part, qu’est-ce qui attire les vendeurs s’il n’y a pas d’acheteurs ? Chaque partie dépend de l’autre, l’essentiel est donc de pouvoir trouver un équilibre entre l’acquisition de vendeurs et d’acheteurs. Une fois que vous y parviendrez, les effets de réseau commenceront à se faire sentir et votre plateforme pourra ensuite se développer rapidement. Ensuite, vous pourrez profiter du profit réalisé sur chaque transaction réussie et accélérer le développement de votre business.
  2. Rendez votre marketplace super pratique : s’il est facile et rapide pour un acheteur de trouver le type de services dont il a besoin, vous aurez plus de chances de concrétiser une transaction. De plus, pour améliorer cette conversion il faut diminuer les abandons , vous devez disposer d’un système de paiement fiable ainsi que d’un système de suivi complet. Il est très utile que votre site web puisse mettre en relation tous les acheteurs et vendeurs potentiels de manière rapide et pratique afin de leur offrir la meilleure expérience possible.
  3. Rendez votre plateforme sûre et fiable : comme les acheteurs ont besoin de services efficaces et fiables, vous devez créer une plateforme dans laquelle les acheteurs peuvent examiner, signaler et évaluer les services qu’ils ont achetés. Cela vous aidera également à établir un niveau élevé de qualité et de fiabilité pour votre marketplace. Vous devez également faciliter la gestion des services et des commandes par les vendeurs, afin qu’ils puissent se concentrer sur leur travail au lieu de se préoccuper des acheteurs et du processus de commande. Enfin, les risques doivent être limités par un système de paiement sécurisé et des services d’assistance instantanés.

Une fois que vous aurez compris votre marché et que vous aurez en tête les solutions à ces trois problèmes, vous aurez de grandes chances de créer une marketplace performante.

Comment résoudre ces problèmes avec succès ?

Pour vous aider à résoudre le problème de l’oeuf et de la poule et à approcher plus facilement votre marché cible vous pouvez consulter l’article sur ce sujet.
En ce qui concerne la mise en place de la plateforme pour votre entreprise, la solution adéquate dont vous avez besoin doit couvrir les deux derniers problèmes : la « commodité » et la « fiabilité ». Vous pouvez simplement engager des développeurs et tout construire de zéro, mais cette décision vous coûtera sûrement très cher. Une bien meilleure solution consiste à trouver une agence spécialisée qui vous offrira une plateforme marketplace de services sur-mesure tout-en-un conçue exactement pour vos besoins. Le choix est évident !

Quel est le prix d’une marketplace ?

Quel est le prix d’une marketplace ?

Vous cherchez à créer une marketplace et vous vous demandez combien coûte le développement d’une plateforme de ce type ? Il ne s’agit pas ici de faire un comparatif des prix des différentes solutions mais simplement de vous présenter quelques exemples de tarifs pour la création de plateforme de mise en relation au sein de notre agence avec les features associées :

Site de mise en relation avec abonnement des annonceurs ou prise de commission sur chaque transaction Plateforme de mise en relation avec réservation en ligne, listing via une map style Airbnb Marketplace vente de produit physique avec messagerie interne et cross selling de produits similaires Marketplace vente de produit physique avancée : intégration colissimo, notification temps réel, mise en avant de produit...

Features

7500

8900

9900

11900

Homepage + Blog (utilisation de WordPress pour les pages statiques)

Création de catégories et de leurs spécificités

Création de produit/offre avec modération

Listing avec filtre classique des produits sur les catégories/spécificités

Page “boutique” listant toutes les annonces d’un utilisateur

Moteur de recherche de base sur la catégorie/titre de l’annonce

Favoris

Notes et avis

Modération des utilisateurs et des produits

Design basé sur template moderne adapté à la charte graphique

Personalisation de tous les formulaires et de toutes les pages

inscription OAuth facebook + google

Intégration et formation aux bases de Google Analytics + Google Tag Manager + Hotjar

Utilisation du protocole sécurisé https

Optimisation SEO de base

Responsive, PWA

Paiement en ligne business modèle commission OU abonnement

Multilingue

Module de réservation

Map (API Google maps) pour lister les produits

Gestion des variantes

Cross Selling produits similaires

Messagerie interne entre les utilisateurs avec possibilité de modération des messages par l’administrateur

Gestion de stock

Gestion du suivi de livraison basique

Gestion du suivi de livraison avancé

Mise en avant d'annonces

Notification temps réelle

  • Gestion de code de promotion
  • Mise en relation par visio
  • Web application mobile
  • Application mobile native
  • Création d’alertes pour être notifié sur une recherche particulière
  • Cross Selling produits liés
  • Optimisation SEO avancée
  • Remontée d’annonces
  • Messagerie interne instantanée
  • Integration avec le CRM Hubspot
  • Mix de business model (commission, abonnement, coût de setup…)
  • Comptes avec différents droits (admin, modérateur…)
  • Moteur de recherche avancée
  • Optimisation des images

Ces tarifs représentent un coût fixe, il n’y a pas d’abonnement ou de licence il n’y a pas de frais supplémentaires hormis les frais d’hébergement et le service d’emailing pour les différentes notifications qui sont à votre charge. On peut distinguer plusieurs points communs entre la plupart des marketplaces ce que nous gérons avec des modules génériques qui nous permettent de gérer la plupart des process rencontrés sur les plateformes de mise en relation. Ceci explique entre autre nos prix très compétitifs par rapport à la concurrence.

A cela va s’ajouter des besoins propres à chaque client pour lesquels nous réalisons du développement sur-mesure. Quelques exemples de développements réalisés :
  • Algorithme de matching (process spécifique, machine learning…)
  • Intégration API tierce (Youtube, Instagram, Facebook, Google Analytics…)
  • Homepage sur-mesure
  • Design avancé sur-mesure
  • Migration ancienne base de données (sharetribe, kreezalid…)
  • Mise en place de comparateur, argus des prix…
  • Autre fonctionnalité sur-mesure

Créer une marketplace

Créer une marketplace

Une définition de « marketplace » ? A l’image des centres commerciaux, des marchés ou encore des vides greniers, les marketplaces (ou places de marché en français) sont des plateformes web mettant en jeux deux acteurs : d’un côté des offreurs de l’autre des demandeurs. Dans les deux cas, il peut s’agir de professionnels ou de particuliers qui s’échangent des biens ou
des services
de différentes manières (locations, achats/ventes, enchères, trocs, dons, échanges de service… vous voyez d’autres moyens d’échanger?).

Amazon, Ebay, Alibaba, Cdiscount… sont quelques-unes des marketplaces généralistes d’achats/ventes qui nous viennent toute suite à l’esprit. Il existe aussi tout un tas de marketplaces dédiées à un domaine précis ou avec des modes de fonctionnement différents. Une petite liste d’exemples en tout genre :

  • La Redoute spécialisée dans le prêt à porter
  • Leboncoin célébrissime site de petites annonces
  • Uber le très médiatisé service de transport mettant en relation utilisateurs et conducteurs
  • Blablacar le premier site dédié au covoiturage en France
  • AirBnb la plateforme mondialement connue de location immobilière entre particuliers
  • Etsy qui met l’accent sur les produits faits main
  • Google play la marketplace pour les applications Android
  • Winbids plateforme de mise en relation entre des entreprises qui créent des appels d’offres et des consultants qui y répondent

Et beaucoup (de plus en plus) de marketplaces spécialisées Delamaison, Sarenza… etc

Lancez votre markeplace!

Oui vous aussi vous pouvez créer une marketplace dans un domaine existant ou en partant de zéro. Je vois en gros deux cas possibles :

1) Vous avez déjà un business

Vous avez déjà un site ecommerce et/ou un magasin physique dans un domaine précis, vous vendez par exemple des vélos. Vous pourriez donc créer une marketplace spécialisée dans le monde des vélos et proposer à d’autres magasins physiques ou en ligne du même domaine de venir vendre sur votre plateforme. Votre objectif serait d’attirer tous les acheteurs de vélos sur votre plateforme qui deviendrait alors la référence incontournable s’agissant de vélos.
Les consommateurs y trouveraient ainsi leur compte avec non seulement une gamme de produits plus large mais aussi avec des prix plus intéressants dus à la concurrence entre les vendeurs. De plus, ces derniers étant spécialisés dans leur domaine, ils sont les plus à même de répondre aux demandes des acheteurs.
Le référencement naturel ainsi grandement facilité, vous permettra alors non seulement d’augmenter vos propres ventes, mais aussi obtenir une rémunération supplémentaire via un abonnement et/ou une commission à prélever chez vos concurrents qui deviendraient donc par la même occasion vos clients!

2) Vous vous lancez de zéro

Vous n’avez rien, ni site, ni magasins, mais vous avez l’envie d’entreprendre, alors lancez-vous! Dans ce cas soit : a) vous avez l’idée d’un nouveau concept révolutionnaire ! Vous pouvez détecter un problème ou une amélioration possible dans un processus de mise en relation où il n’existe pas de marketplace adaptée. Vous pouvez déceler cela dans votre travail, dans votre quotidien ou celui de vos proches, dans vos activités… soyez attentif, restez « aware ». b) vous reprenez une idée existante en essayant d’apporter des plus (meilleur design avec des nouvelles fonctionnalités, plus d’ergonomie…). Le business model et le marketing peuvent aussi être source d’innovation. Et n’utilisez pas un “ça existe déjà” comme argument : il y a de la place pour tout le monde. Selon la Fevad, en 2018 les ventes sur internet ont augmenté de 13,4% sur un an en France pour un chiffre d’affaire de près de 92,6 milliard d’euros ( https://www.fevad.com/bilan-e-commerce-ventes-internet/). Évitez juste de vous lancer sur un marché saturé sans même chercher à apporter un plus qui vous fera sortir du lot de vos concurrents. c) vous pourriez aussi vous inspirer de ce qui se fait ailleurs et essayer d’importer un concept chez vous quitte à l’adapter en fonction des différences de culture, de législation ou d’accès aux technologies par exemple. Pensez aux marchés de niche, aux différentes possibilités BtoB, BtoC, CtoC… CtoB? Ici des avantages évidents : vous n’avez pas d’achat à faire, ni de stock ou de livraison à gérer. Chacun son métier!

Dans les deux cas, faites attention à votre responsabilité vis à vis des utilisateurs de la plateforme. En effet, même dans le cas où vous n’êtes pas directement responsable d’un dysfonctionnement (retard de livraison dû à une rupture de stock du vendeur par exemple) vous serez toujours l’intermédiaire vers qui les différentes parties vont se retourner. Pour bien gérer le mécontentement des acheteurs, il faut imposer des règles strictes aux vendeurs qu’ils doivent respecter sous peine d’être suspendus du site.

Assurez une bonne qualité de service, vos clients seront satisfaits, ils le feront savoir et ils reviendront.

Une bonne plateforme

Pour réussir son projet de marketplace il faut prendre en compte l’aspect technique d’un côté et commercial de l’autre. Votre plateforme doit donc présenter un design moderne et ergonomique rendant la navigation agréable mais aussi une interface d’administration performante pour vous faciliter la gestion.

Le site doit bien sûr être responsive pour s’adapter à tous les appareils. En effet, le m-commerce croît rapidement : toujours selon la Fevad en 2013, les ventes sur mobiles et tablettes auraient augmenté de 160% en France. Sans oublier que dorénavant, les moteurs de recherche avec Google en tête, souhaitent optimiser les recherches faites sur smartphone et tablette en favorisant les sites disposant d’une version mobile ou avec un responsive design.

Un point très important et évident à la fois : il faut aussi garantir un grand niveau de sécurité des données de vos clients. Vous pouvez vous référer aux “critères à prendre en compte pour réaliser un bon site vitrine” qui sont aussi applicables ici.

Enfin, le succès de votre marketplace dépendra en grande partie de votre stratégie webmarketing. Il faudra assurer une bonne communication pour augmenter le trafic sur votre site pour parvenir à attirer non seulement les acheteurs mais aussi bien sûr les vendeurs.

Conclusion

Est-ce exagéré de penser que le commerce de proximité est au centre commercial ce que le simple site ecommerce est à la marketplace? Je pense qu’il est de plus en plus difficile pour un “petit vendeur” de se contenter de vendre sur son site ecommerce personnel, il doit aller vendre ses produits là où l’offre est centralisée, là où sont les clients.

La présence sur une marketplace pour un e-commerçant devient importante sauf si ce dernier dispose déjà d’un gros trafic sur son site. Pour les autres, on conseille souvent de diversifier son audience sur une marketplace déjà existante avec tous les avantages que cela implique. Je vous propose juste de voir un peu plus loin : ouvrez plutôt votre propre centre commercial.

Si vous voulez voir votre idée de marketplace devenir réalité, contactez-nous ! Après un premier brainstorming nous pourrons rapidement démarrer le développement pour réaliser une plateforme sur mesure et opérationnelle en quelques mois (la durée peut varier en fonction de vos besoins).

Les backlinks moteur du référencement

Les backlinks moteur du référencement

> Votre mission : arriver en tête d’une page de résultats d’un moteur de recherche (SERP pour search engine results page).
> L’objectif des moteurs de recherche : obtenir les résultats de recherche les plus pertinents possibles.

Tous les algorithmes créés par les moteurs de recherche vont dans ce sens en voulant identifier les vrais bons sites d’un côté et pénaliser ceux qui utilisent des méthodes pour essayer de tromper le moteur de recherche de l’autre.

Quelques définitions importantes

Le PageRank est un indice issu de l’algorithme de Google renseignant sur le degré de popularité d’une page web (et non d’un site web). Le nombre de lien pointant vers une page donnée est le principal critère utilisé pour indiquer sa popularité. Ces liens sont les backlinks. On parle aussi de “lien sortant” lorsqu’on se place du point de vue de la page offrant le lien et de “lien entrant” pour la page vers laquelle le lien pointe.

Plus une page possède de backlinks plus elle est populaire et donc meilleure sera son indexation sur les moteurs de recherche. Cependant, il ne s’agit pas uniquement d’en avoir un grand nombre, car il faut surtout viser les backlinks de qualité qui se caractérisent par plusieurs critères dont certains seront vus plus bas. En effet, ces dernières années les moteurs de recherche ont mis en place des filtres dans leurs algorithmes pour lutter contre le “référencement abusif” qui consiste par exemple à créer plusieurs sites qui pointent les uns vers les autres ou à s’échanger des liens entre sites sans réelles motivations autres que l’amélioration du référencement naturel.

Par la suite, on va plutôt parler de diffusion de “valeur d’une page” sans forcément parler de PageRank car ce n’est pas seulement cette valeur qui est diffusée. On parle parfois du “jus de lien” qui va être l’ensemble du bénéfice que va apporter le lien en fonction de la valeur de la page elle-même, mais aussi de certains critères concernant le lien comme nous allons voir par la suite (PageRank, ancre, position, nombre de liens, autorité de la page…).

Une dernière précision très importante : pour qu’un lien apporte de la valeur à votre page, il faut que celui-ci soit en “dofollow” et non pas en “nofollow”. Ces paramètres sont renseignés dans le code html de la page (un lien est en dofollow par défaut). Par exemple, les liens dans les commentaires de blog ou sur les forums sont souvent en nofollow pour éviter le spam.

Critères des bons backlinks

Disons donc que vous voulez un backlink d’une page A vers votre page B. Voici alors certains éléments à prendre en compte sur la page A du site A :

La qualité et la pertinence de la source

On doit prendre en compte la qualité du site A dans son ensemble mais aussi de la page A elle-même. La notoriété de la page A caractérisée par son PageRank. Plus celui-ci est important plus il augmentera le PageRank de votre page B vers laquelle le lien pointe. Cela ne veut pas dire qu’il faille négliger les backlinks sur des pages de sites dont la notoriété n’est pas importante. Tout d’abord, cela reste un backlink donc une source d’augmentation de votre PageRank aussi petite soit-elle, mais surtout cela paraîtra plus naturel. Pourquoi n’y aurait-il que les gros sites qui parleraient de vous?
N.B : le PageRank n’est pas vraiment mesurable de nos jours, il existait une barre d’outil fournie par google qui donnait cette valeur, mais elle n’est plus mise à jour depuis plusieurs années. Même si certain vous diront que parler de PageRank est obsolète le principe est toujours d’actualité. Vous pouvez remplacer le mot PageRank par notoriété de la page.

La qualité et la confiance du site A. Plus ce site est reconnu dans son domaine, plus les moteurs de recherche accorderont de la confiance au lien. On parle parfois de TrustRank. Il existe aussi d’autres mesures comme l’autorité de domaine introduite par MOZ qui décrit la valeur d’un site plutôt que d’une page.

Autre point important : la proximité thématique du site A avec votre site. Si le site référent n’a aucun rapport avec votre site, l’impact qu’aura le lien sur votre référencement sera beaucoup moins important. Pourquoi le site du musée du Louvre irait citer un site de vente de chaussettes ? Oui, on peut toujours trouver une raison… Mais vous voyez ce que je veux dire.

Focus sur les liens

Le nombre des autres liens sortants présents sur la page A a son importance. En effet, s’il y a trop de liens sortants chacun d’entre eux aura un “poids” moins important, il apportera moins de valeur. C’est comme si la valeur de la page se divisait entre tous les liens donc entre toutes les pages vers lesquelles ils pointent. On peut le comprendre de cette façon : si une page ne cite que votre site, c’est sans doute qu’il a beaucoup de mérite. Si je fais un article qui répertorie les meilleurs restaurants de Lyon ça n’aura pas le même impact que si j’écrivais un article sur un seul de ces restaurants.

Il existe une incertitude sur le fait que la division (et non la diffusion) du PageRank concerne aussi bien les liens en dofollow que nofollow. Depuis 2009, une communication de Matt Cutts de Google laissait penser que les liens nofollow étaient bien pris en compte dans le partage du PageRank. Une des raisons était d’éviter le “PageRank sculpting” qui consiste à essayer d’orienter les moteurs de recherches vers les pages que l’on souhaite mettre le plus en avant. En effet, si les liens nofollow n’étaient pas pris en compte dans cette division de valeurs alors le fait de répartir ses liens avec plus de nofollow que de dofollow laisserait plus de poids aux liens dofollow qui eux diffusent de la valeur à la page cible. On aurait donc pu “éviter le gaspillage” de PageRank (et c’est ce qui se faisait avant) en ayant la possibilité d’afficher plusieurs liens tout en préservant le poids uniquement pour les pages dont on veut améliorer le référencement. Un petit schéma pour illustrer :

Pour simplifier, dans cet exemple, on suppose que le PageRank des pages 2 à 4 ne provient que des backlinks de la page 1 et que chacun de ces liens est placé dans le corps de la page. En effet, selon la position des liens, et même selon leur mise en valeur sur la page ceux-ci peuvent avoir un poids différent : un lien dans le footer d’une page aura par exemple moins de poids qu’un lien en gras placé dans le corps d’un article qui lui-même aura probablement moins de poids qu’un lien placé dans un titre.

En septembre 2015, c’est au tour d’Andrey Lipattsev, un autre employé de Google, qui vient semer le doute en sous-entendant que les liens nofollow n’étaient pas pris en compte dans la division de valeurs… Les communications de Google comme certaines de leurs consignes concernant le référencement sont parfois ambiguës et sujettes à diverses interprétations. D’ailleurs, si vous faites des recherches sur le fait qu’un backlink en nofollow améliore ou non le référencement d’une page, vous verrez beaucoup de divergence entre spécialistes du SEO.
Autre chose à prendre en compte concernant la proportion nofollow/dofollow de vos backlinks : pour rester naturel l’idéal est de garder un équilibre entre liens nofollow et dofollow. Ne cherchez pas à faire que du dofollow.

Le texte cliquable d’un lien qu’on appelle « ancre » du lien a aussi son importance. Par exemple, l’ancre du lien dans le texte “agence de référencement naturel” est “référencement naturel”. Les mots clés utilisés pour ce texte sont pris en compte par les moteurs de recherche dans la transmission de valeur. Depuis 2012 Google a mis à jour son algorithme sous le nom de Penguin avec pour objectif principal de pénaliser l’utilisation abusive d’ancres optimisées, c’est-à-dire avec beaucoup de mots-clés sur tous les backlinks. Pour ne pas se faire pénaliser, il faut varier les ancres des backlinks pointant vers la même page.

Ce qu’il faut retenir

> Un lien en dofollow transmet de la valeur de la page A vers la page B mais il ne faut pas avoir que ce type de lien qui pointent vers votre site, il faut aussi des liens en nofollow.
> Plus le PageRank de la page est élevé plus il vous transmettra un PageRank important.
> Un backlink est plus pertinent si il provient d’un site avec la même thématique que le votre.
> Il faut varier les sources et formes des backlinks (différents PageRank, ancres, positions sur la page…) cela paraît plus naturel.
> Plus il y a de liens sur la page A moins le lien vers la page B transmettra de la valeur.
> Il faut varier les ancres des liens entrants.
> La valeur transmise dépend aussi de sa position sur la page A et de sa mise en valeur : un lien en gras dans le texte d’un article sera meilleur que dans le footer de la page.

Sachez aussi qu’un backlink sera meilleur s’il ne donne pas l’impression qu’il fait l’objet d’échange de liens, c’est-à-dire que le site B ne fait pas de backlink en retour vers une page du site A.

Pour finir, sachez qu’un bon référenceur quand il voit une page où il peut faire un backlink il met un backlink. Le mauvais référenceur quand il voit une page où il peut faire un backlink il met un backlink.

La base d’une présence sur le web : le site vitrine

La base d’une présence sur le web : le site vitrine

Objectifs d’un site vitrine

Un site vitrine, par analogie avec la vitrine d’un magasin physique, peut servir à une entreprise à présenter ses produits ou services pour transformer les internautes (les passants) en clients. Il est aussi une source d’informations pour tous les acteurs autour de l’entreprise (clients, partenaires, fournisseurs, employés ou candidats, public…).

Le site vitrine vous permet de présenter des informations variées (produits, services, coordonnées, activités, nouveautés…) mais il sert aussi à créer des interactions avec les internautes et à collecter diverses données les concernant. Il est possible par exemple de récupérer des avis, de répondre à diverses demandes (devis, questions…) via des formulaires de contact, ou encore d’ajouter une newsletter, un blog…

Comment réaliser un site vitrine?

Le faire soi-même

Il existe beaucoup de services en ligne pour la création de site internet. Ces derniers généralement facile à utiliser n’offrent cependant que très peu de possibilité de personnalisation et sont plutôt destinés aux particuliers. Ils permettent de créer rapidement un site vitrine rudimentaire mais ne conviennent pas forcément à un site professionnel. On peut citer des services comme e-monsite, 1&1 MyWebsite, wix ou encore tumblr, blogger…

Une solution plus adaptée à un professionnel consiste à utiliser un CMS (Content Management System ou système de gestion de contenu). Un CMS pour faire simple c’est un site quasi prêt à l’emploi qu’il faudra personnaliser et remplir par votre contenu. Parmi les plus connus on peut citer WordPress, Drupal, Joomla… Ces outils permettent de réaliser un site vitrine sans grande dépense. De plus, ces CMS peuvent fournir une multitude de fonctionnalités quasi prête à l’emploi (blog, ecommerce, newsletter…).

Par contre, vous serez sans doute amené à passer beaucoup de temps depuis la recherche d’idées, la conception, l’hébergement, l’optimisation de votre référencement, les mises à jour… sans parler de possibles dysfonctionnements à gérer ou de lacunes au niveau des performances.

Passer par un professionnel

Si vous cherchez la simplicité mieux vaut confier le travail à un prestataire dont c’est le métier. Généralement, les agences web ont l’avantage (que n’ont pas toujours les freelances) de disposer de toutes les compétences requises pour la réalisation d’un site de qualité : développement web, design, expertise SEO, hébergement… et parfois aussi de la créativité! Vous pouvez ainsi déléguer tout le travail de conception, hébergement et maintenance.

En revanche, votre portefeuille risque de moins apprécier cette solution. N’hésitez pas à faire des devis chez plusieurs prestataires, demandez à voir leurs références. Tarifs, qualité, sécurité… sont autant de critères à prendre en compte pour faire votre choix. Prenez aussi en compte les coûts de gestion du site (mises à jour, référencement, hébergement, rédaction du contenu…) si ceux-là ne sont pas inclus dans l’offre. Vous pouvez obtenir rapidement plusieurs propositions sur des sites comme codeur.com.

Au delà du tarif, cherchez un prestataire qui soit sur la même longueur d’onde que vous, assurez-vous qu’il comprenne bien vos objectifs. Vous pouvez rédiger au préalable un cahier des charges ou établir vos spécifications avec l’aide du prestataire retenu. Certains seront force de proposition tant au niveau technique que marketing là où d’autres se contenteront d’exécuter à la lettre vos demandes sans trop vous conseiller. Un juste milieux est à saisir.

Critères à prendre en compte pour réaliser un bon site vitrine

Votre site vitrine, c’est votre image de marque sur internet et inutile d’écrire un article pour expliquer la place qu’a pris internet dans nos vies. Les points les plus importants à prendre en compte pour réussir votre site sont le contenu, le design et la performance :

Il est évident que le contenu de votre site doit avant tout être pertinent pour bien exposer vos atouts et vos compétences. Il doit vous permettre de vous distinguer de vos concurrents et vous afficher comme une référence dans votre domaine. Cependant, il faut toujours créer du contenu en ayant en tête
l’optimisation du référencement (SEO).

Étudiez quels sont les mots clés que les internautes vont taper sur un moteur de recherche pour trouver ce que vous proposez. Vos textes doivent s’adapter à ces mots clés. N’hésitez pas à varier le type de contenu pour susciter de l’intérêt de la part de vos visiteurs et sachez faire preuve d’esprit de synthèse pour ne pas lasser votre audience.

Le design quant à lui doit être en accord avec votre charte graphique (si vous en avez déjà). Il doit être plaisant pour mettre à l’aise le visiteur et minimiser votre “taux de rebond” qui correspond au pourcentage de personne quittant votre site après avoir vu la première page. Le taux de rebond est une donnée prise en compte dans les algorithmes de référencement. Il faut ainsi donner envie à la personne qui arrive sur une de vos pages (pas forcément la page d’accueil) d’aller consulter les autres pages.

Design moderne, original, ergonomique et… “responsive” sont les mots d’ordre. Les internautes utilisent effectivement de plus en plus leur smartphone et tablette pour naviguer sur le web, il faut donc exiger un site dit responsive c’est à dire dont l’affichage est adapté à tous ces écrans.

Troisième point clé : la performance. Votre site doit s’afficher rapidement, être infaillible niveau sécurité, être exempt de bugs et compatible avec un maximum de navigateur (même Internet Explorer malheureusement…). Comme pour les points précédents ces éléments, s’ils ne sont pas correctement traités, feront augmenter votre taux de rebond et donneront une image peu sérieuse. Gagnez la confiance des internautes avec un site techniquement irréprochable.

Conclusion

Le temps moyen pour capter l’attention des internautes est d’environ 8 secondes… (étude de Microsoft). Pour réussir à conquérir vos internautes, gardez donc à l’esprit les points que nous venons d’évoquer : contenu, design et performance.

Si vous avez du temps et de la motivation vous pouvez essayer de créer votre site vous même via un CMS par exemple. Pour assurer un résultat de qualité sans trop d’effort, privilégiez plutôt un professionnel mais prévoyez alors un budget plus conséquent.

N’oubliez pas que la réalisation du site n’est qu’un début. Il faut mettre en place toute une stratégie webmarketing pour générer du trafic notamment via les réseaux sociaux ou en associant un blog à son site. Ce dernier augmentera le nombre de page de votre site ce qui améliorera sa position sur plus de requête.

5 conseils pour améliorer votre productivité

5 conseils pour améliorer votre productivité

Vouloir lancer une startup ou la faire croître n’est pas de tout repos. Prospection client, gestion des employés, définition de stratégie, autant de tâches qu’il faudra bien gérer si vous souhaitez atteindre votre but. Voici cinq conseils distillés par des coachs personnels et des entrepreneurs à succès, qui vous aideront sans doute à mieux vous organiser et optimiser vos obligations aux maximums !

1) Partagez vos journées en bloc de 30 minutes

Avec la multitude de tâches que vous avez, il est facile de se laisser submerger et ne plus savoir ou donner de la tête. Beaucoup de jeunes entrepreneurs ne fixent pas de barrières entre leurs différentes corvées, se retrouvant à la fin de la journée avec certaines accomplie à 80% d’autres à 5%.

De plus, des études montrent que travailler simultanément sur plusieurs tâches équivaut à travailler à la suite d’une nuit blanche, et peut réduire votre productivité de 40% !

Pour éviter cela, plusieurs techniques existent, dont la technique du Pomodoro qui est préconisée par de nombreux entrepreneurs. Proches des concepts de cycles itératifs et des méthodes agiles, cette technique se base sur l’usage d’un minuteur permettant de respecter des périodes de 25 minutes de travail appelées Pomodori. Chaque période se verra affecter une tâche unique, subdivisant ainsi votre journée entre les différents Pomodori. À vous d’en faire varier la durée en fonction de votre endurance.

2) To-do listes, le mal absolu !

Laissez donc tomber les To-do listes. La planification vous confrontera à la réalité des faits ( combien avez-vous de temps ? et quelle sera la durée de chaque tâche). Le fait de planifier diminuera votre envie de procrastination. Vous n’êtes plus en train de décider si vous devez travailler entre telle et telle autre période, le travail est déjà planifié.

Cal Newport, auteur à succès sur le développement personnel raconte: “je fais ce que j’appelle des ‘Agendas fixes productifs’. Je commence en me donnant comme limite 17h30. Je crée le calendrier idéal du jour basé sur mes priorités. J’aborde mes tâches par priorité en mettant de côté tout les aléas qui peuvent surgir. À force d’essayer de faire toutes les tâches de mon calendrier du jour, j’ai fini par réussir et par devenir de plus en plus efficace”.

3) Évitez de regarder la boite email toutes les dix minutes

L’un des maux de l’entrepreneur et la multitude d’emails qu’il reçoit. Copie d’un mail, veille, info, souvent ces mails ne sont pas important ou du moins pas très urgent, et peuvent être traité dans les 24h.

Prenez-vous donc trois créneaux quotidiens pour vérifier vos emails, plutôt que de le faire 20 fois par jour. Et ne répondez aux mails qu’une fois par jour. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur les tâches à haute valeur ajoutée (commerciales, stratégie, etc.).

4) Ne restez pas seul, sachez vous entourer

Vouloir tout réaliser sois même est la pire chose qu’un entrepreneur puisse faire. De même que vouloir absolument tout micro-manager prendra beaucoup de temps sans apporter nécessairement de valeur ajoutée. Si vous avez donc une équipe avec vous, évitez de passer trop de temps le nez dans leurs affaires, car cela se fera au détriment de votre travail de gestionnaire d’entreprise. Apprenez à déléguer et à faire confiance.

En revanche, si vous n’avez pas d’équipe, n’hésitez pas à vous entourer de prestataires. Vous n’êtes pas Jarod du caméléon, et même si vous l’étiez il vous serait difficile de tout réaliser vous même, correctement et rapidement. Ainsi chez Medialem, certains clients nous demandent de les accompagner tout au long de leur projet dans la réalisation de leur solution technique. Cela leur permet de se consacrer à d’autres tâches qu’ils excellent, et de laisser la corvée technique a un prestataire dont c’est le domaine.

5) Utilisez des post-it !

Les post-it ne servent pas qu’à faire beau (oui ça peut servir de décoration aussi !). Ils peuvent être utilisés pour vous rappeler les missions importantes à accomplir.

John Hall d’Influence&Co nous explique: “Chaque soir avant de me coucher, j’identifie les cinq tâches critiques à réaliser le jour suivant, je les note sur un post-it, et je les colle en haut de l’écran. Ces tâches doivent être des priorités, ma journée ne sera pas considérée comme terminée si ces dernières ne le sont pas. Plus je les réalise tôt, moins j’aurais de pression, et inversement. Si je procrastine, je payerais le prix en restant tard le soir.”

Des études montrent que l’environnement de la personne a un énorme impact sur les décisions que cette dernière prend. Créez donc l’environnement qui vous permettra de rester focalisé sur vos obligations critiques et entourez-vous de post-it.

Conclusion

Apprenez à vous organiser afin de devenir le plus efficace possible. Les quelques techniques proposés vous aideront, mais vous êtes la personne qui vous connaît le mieux. Sachez donc tirer profit de vos forces, et améliorez vos faiblesses. Ne restez pas seul, entourez-vous des bons éléments que ce soit en interne ou des prestataires pour vous libérer de certaines tâches, cela augmentera les chances de succès de votre entreprise.